Le 22 juin 2009 est pour la neuvième année
la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe. En 2008, 222 patients sont décédés faute de recevoir un organe. Mais pourquoi une telle journée ? En quoi peut-elle faire évoluer ce chiffre ?
Une journée de réflexion
Le nom de cette journée place ce 22 juin sous un signe d'échange, de discussions et de réflexion. En effet, aux yeux de la loi, donner ses organes est un droit, au même titre que refuser de les donner. Le choix est garanti et respecté.
Le prélèvement d'organes n'est autorisé que dans des conditions précises. Le greffon doit provenir d'une personne décédée par mort encéphalique, c'est-à-dire l'arrêt de toute activité cérébrale. C'est un état irréversible, et le corps est maintenu en vie jusqu'à la prise de décision. Cette phrase en dit long sur le problème du manque de dons :
Citation : dondorganes.fr
Moins de 1 % des personnes qui meurent à l’hôpital sont en état de mort encéphalique ; or cette source d’organes représente actuellement 95 % des greffes réalisées en France.
Concrètement, après un décès brutal, l'hôpital tente de connaître la position du disparu sur le don d'organes. Il cherche alors une carte de donneur, et le cas échéant, son nom sur le registre des refus. Toute personne est considérée comme donneur consentant par défaut. La famille doit alors faire face aux interrogations du corps médical quant au prélèvement des organes du défunt. Malheureusement, les proches décident souvent de refuser, au risque d'aller à l'encontre des volontés de la personne disparue. De fait, la France fait face au refus d'un prélèvement possible sur trois.
Cette journée invite par conséquent chacun
à exprimer sa position à ses proches, afin de limiter le refus « par précaution ». L'évocation de la mort (qui plus est la sienne) reste un sujet tabou dans la société d'aujourd'hui, mais cette campagne vise à lutter contre la pénurie
via le dialogue. Il vaut mieux prévenir que guérir.
Des solutions
- Vous pouvez obtenir une carte de donneur d'organes en remplissant le formulaire sur ce site...
- ... ou refuser en signant le registre national de refus ; pour cela, imprimer puis remplir ce formulaire avant de l'envoyer à l'adresse indiquée, accompagnée d'une copie de la carte d'identité...
- ... ou encore discuter avec vos proches, qui est tout de même le but de cette journée nationale !
Enfin, n'oubliez pas : pour ou contre, peu importe, l'important est de le
communiquer et de le
faire savoir.
- D'abord, même si vous disposez d'une carte de donneur, l'hôpital est obligé de demander l'avis à la famille. Si celle-ci refuse, aucun organe de sera prélevé. La famille a le dernier mot!
- Même si le défunt a une carte de donneur, l'hôpital a obligation de consulté le registre national de refus, puis de demander à la famille si le défunt ne s'y trouve pas (revenir plus haut)
Donc, le meilleur moyen est de faire savoir ses intentions sur le don d'organe à n'importe qui , qui puisse le dire le moment venu (ce que je ne souhaite pour personne).
Sur ceux, longue vie :)
Pour ma part, ça ne me dérange pas (en tout cas tant que l'on ne modifie pas mon aspect extérieur).