Voici un petit rappel de cette dure quinzaine pour Jean Sarkozy, le fils du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Alors que
Patrick Devedjian a atteint la limite d’âge autorisé pour occuper la présidence
du quartier d’affaires de la Défense, un candidat se dégage des autres très rapidement pour lui succéder. Âgé de 23 ans, il s’agit de Jean Sarkozy. Mais cette candidature révolte l’opposition et parfois même les propres députés au sein de la majorité, ce qui crée le buzz du moment sur la toile ainsi que dans les médias étrangers.
Jean Sarkozy brigue la Présidence de l'Epad
Jean Sarkozy, étudiant à l’Université de la Sorbonne en deuxième année de droit est en effet candidat à la présidence d’un des centres d’investissements les plus importants de la région d’Île-de-France et du pays. Mais malheureusement pour ce dernier, étant en effet le fils de notre Président de la République, cette candidature ne peut passer inaperçu dans une conjoncture telle que chaque faux pas ou soupçon de faux pas est immédiatement relevé et décrié par l’opposition. Et pour cause, il est normal de s’interroger sur les
qualifications de ce dernier pour briguer un pareil poste. Certes, en tant qu’élu
des Hauts-de-Seine (conseil général), il connaît probablement les dossiers en rapport avec l’Epad, mais néanmoins, son jeune âge et sa « non-qualification », notamment en tant que juriste (ayant redoublé sa deuxième année de droit, privilégiant en effet sa carrière politique), portent à croire que lui confier ce rôle (politique) prépondérant dans ce département serait trop anticipé. L’on ne peut en effet critiquer ses ambitions, loin de là. Il est important de voir les nouvelles générations s’intéresser à la politique (il y a aujourd’hui
11 500 élus de moins de 25ans en France), mais il ne faut pas pour autant négliger les étapes nécessaires à une formation correcte.
Toutefois, on ne peut dénigrer en soi sa candidature et remettre en cause sa légitimité, d'autant plus qu'il ne brigue pas un poste, mais une fonction non-rémunérée. Comme tout citoyen français, l’acte de candidature à une responsabilité administrative est libre mais cependant, on peut redouter un fait, qualifié par un mot que vous avez forcément entendu depuis le début de cette polémique : le
népotisme, qui consiste à
profiter de sa fonction pour octroyer des privilèges à ses proches. Mais lorsque l’on est le fils du Président de la République, chaque candidature sera toujours réduite à un parachutage accordé par le père. Où qu’il se présente, on lui reprochera toujours
d’être le « fils de », d’autant plus s’il est jeune.
Face à la levée de bouclier qui a suivi l'annonce de sa candidature, Jean Sarkozy a finalement annoncé sur le plateau de France 2
qu’il se retirait de la course à la Présidence de l’Epad sans renoncer pour autant à sa place dans le Conseil d’Administration de ce-dernier. « Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad, mais si je suis élu, je ne briguerai pas la présidence » ; souhaitant ainsi stopper cette polémique qui vient après celle concernant Frédéric Mittérrand entre autre.
Une candidature correcte en droit mais litigieuse en fait
Et pourtant, le népotisme n’est pas un fait nouveau dans nos sociétés, et tout particulièrement en France où, à gauche comme à droite, on retrouve des « enfants de » ayant eu quelques privilèges. A l’extrême opposé de Jean et Nicolas Sarkozy, l’on trouve
Marie Bové, la fille de José Bové, candidate
aux élections régionales en tant que tête de liste alors qu’elle n’a
aucune expérience politique. Mais lorsque l’on est le fils d’une personnalité politique telle que Nicolas Sarkozy, il faut davantage veiller à ce que chaque acte soit légitime, le soupçon d'un appui politique pesant sur sa tête en permanence telle une épée de Damoclès. Mais il est difficile de repprocher en droit la candidature de Jean Sarkozy -En effet, en tant que citoyen, il avait
le droit de se présenter à cette élection, le président de l’Epad étant élu par
les membres du Conseil d'administraton, qu'il a par ailleurs intégré depuis- mais en fait, celle-ci apparaît comme trop précoce, en briguant un poste occupé depuis sa création par des personnalités politiques certes, mais qui justifiaient toutes d'une réelle carrière.
Une polémique qui s'étend jusqu'en Chine
Voila en tout cas une candidature qui a fait polémique en France et a suscité l’intérêt tout d’abord des internautes et surtout, des médias étrangers, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine ou au sein de l'Union Européenne. Une réaction qui peut surprendre, surtout venant de ces deux premiers Etats. En effet, aux Etats-Unis la famille Kennedy a profité de la réputation de Kennedy père pour accéder, tous (ou presque) à des responsabilités politiques importantes (sans dénigrer leur talent) ou en Chine, qui, s’il n’y a pas de népotisme, n'est pas forcément un exemple en terme de Démocratie.
Finalement, avec quelques années en politique supplémentaires et une maîtrise en droit acquise, qui aurait renforcé son CV et ses qualifications, cette candidature n’aurait pas subi tant de foudres. Mais on ne peut revenir sur ce qui a été fait, et pour cette raison, Jean Sarkozy a décidé de se retirer de cette élection politique. Reste dorénavant pour la majorité présidentielle à trouver le candidat qui saura remplacer Jean Sarkozy, et succéder à Patrick Devedjian.
Source(s) : Le Monde, Le Monde
En tout cas, il n'y pas eu de passage en force, je peux te l'assurer !
Le truc qui me dérange, c'est que les votes négatifs ne sont pas réellement pris en compte. Il faudrait en fait qu'un vote négatif annule un vote positif car sinon, ne pas voter revient à voter négatif puisque la news est passée automatiquement en ligne au bout de 10 votes positifs, quel que soit le nombre de votes négatifs, apparemment.