Ces derniers jours,
de nombreux sites internet sud-coréens mais aussi quelques sites américains ont été victimes de cyber-attaques perpétrés par des pirates qui pourraient être liés à la Corée du Nord. En ce qui concerne les Etats-Unis, des sites sensibles tels que celui de la Maison Blanche, celui du Pentagone ou encore le site Internet de Wall Street ont été touchés.
Du côté de la Corée du Sud
Les dégâts étaient sérieux en Corée du Sud. En effet, plusieurs sites gouvernementaux ont été touchés mardi soir, les rendant inaccessibles pendant quatre heures. Les services secrets sud-coréens (NIS) ont affirmé que «
ce n'est pas une simple attaque lancée par des particuliers. L'offensive semble avoir été élaborée par une organisation ou un État». Selon le NIS, 20 000 ordinateurs ont été infectés par un logiciel malveillant et utilisés pour saturer les connexions de sites gouvernementaux et institutionnels sud-coréens et américains. «
Ce chiffre pourrait atteindre 50 000» a indiqué Dean Turner, expert de la société Symantec spécialisée en sécurité informatique.
L'armée sud-coréenne a annoncé qu'elle allait se doter d'un commandement militaire chargé de réagir face aux agressions informatiques, avec pour cause la proximité de la dangereuse Corée du Nord.
Du côté des Etats-Unis
La situation est en revanche beaucoup moins grave de l'autre côté de l'océan Pacifique. En effet, les sites présentés en introduction n'ont pas vraiment eu de conséquences graves sur leur fonctionnement. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ian Kelly, a indiqué que «
le portail du département d'Etat a également été touché». Il a également ajouté que «
nous enquêtons, mais nous ne sommes pas encore en mesure de confirmer l'origine de l'attaque qui a commencé le 5 juillet. Elle a depuis beaucoup diminué d'intensité, et ne semble pas avoir fait beaucoup de dégâts.».
Globalement, les autorités américaines n'étaient pas inquiètes de la situation. D'ailleurs, le département de la Sécurité Intérieure a rappelé que les cyber-attaques visant les sites gouvernementaux américains étaient quotidiennes. Johannes Ullrich, le chef informatique d'un organisme spécialisé dans la sécurité informatique, a renchéri en estimant que la fameuse vague de cyber-attaques était massive mais pas très sophistiquée.
Le NIS et le FBI ont déclaré travailler ensemble pour retrouver les auteurs de ces cyber-attaques. En tout cas, l'agence de presse sud-coréenne Yonhap a exprimé que «
la Corée du Nord pourrait être derrière ces cyber-attaques». En effet, depuis que le régime nord-coréen a mené son deuxième essai nucléaire le 25 mai dernier, les dialogues entre les deux Corées sont particulièrement tendus.
Source(s) : Le Figaro, AFP
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